17H00 : Klaxons, gaz d’échappement, tronches maussades, vacarme périphérique… Nous traînons notre convoi dans les bouchons de Paris, après avoir quitté le 13 rue Marceau à Montreuil, siège de notre association Biotreck. Un dernier au revoir à Dominique notre productrice et nos amis venus assister à notre départ, dernières recommandations, derniers sourires, petites larmes retenues… L’émotion est palpable. Celle de cette force qui nous tire vers l’avant et celle de ces sentiments qui nous retiennent vers nos proches. Partir cinq mois n’est pas une sinécure, surtout pour des gens normaux, qui quittent famille, environnement d’une vie quotidienne classique, mais qui ont décidé de se donner toutes les chances de vivre ses rêves plutôt que de rêver sa vie. Le soleil encourageant de notre première journée vient de rendre les armes, pour passer le relais à dame Lune qui de son croissant nous donne le cap plein sud. Tard dans la nuit, vers 1H30, nous avons rempli notre objectif d’une grosse étape de liaison jusqu’à Tournon. Tout va bien.